Reportages automobile Rolls-Royce & Bentley.

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Proposé par Alain Schenkels, Journaliste WPA World News Europe
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Emmanuel de Menten test la nouvelle Bentley Bentayga

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Attendue longtemps, depuis son lancement, la Bentley Bentayga s’est offerte quelques jours à nos mains pour un essai détaillé. J’ai eu le plaisir de la photographier sous toutes les coutures, et il faut reconnaître qu’elle présente bien. La face avant reste exclusive, un pur produit Bentley. On regrettera les lignes latérales quelconques qui rappellent trop les imposantes Audi Q7 et Q9. Toutefois, le mythe est sauvé lorsque l’on « monte à bord ». Ici, l’expression prend tout son sens. Il faut réellement grimper dans l’habitacle. L’atmosphère générale est celle d’une Bentley. Dès que l’on y est assis, on s’y sent parfaitement bien.

Dans l’ensemble, tout rappelle une Bentley actuelle. La nouveauté du modèle permet de bénéficier des dernières technologies embarquées et de certains conforts nouvellement proposés sur les véhicules premium. La finition respecte l’aura de la marque : usage à profusion de cuirs de qualité, du bois, des détails de grande classe et typiquement Bentley, comme le cendrier vintage, les boutons chromés, les tirants de ventilation. On apprécie aussi le toit panoramique pour la découverte de la nature.

Le silence à bord aurait été parfait si l’on n’entendait pas certains bruits parasites en passant sur les dos-d’âne (gendarmes couchés) qui fleurissent un peu partout sur nos routes. Le moteur ne s’entend pas, sauf pendant une forte accélération. Heureusement, il s’agit d’un W12, et on parlera alors de la musique des cylindres qui restent, je vous rassure, très discrets.

Une observation critique, mais généralement valable pour tous les constructeurs actuels : on peut fortement regretter que sur un véhicule de ce niveau de prix, la plupart des éléments décoratifs et des chromes extérieurs soient en pur plastique. Même la remarquable calandre en nid d’abeilles que l’on trouvait anciennement sur les Bentley Eight. Très fragile, elle sera à surveiller avec le temps. En effet, si l’argument est économique, on le trouvera quelque peu mesquin. Faire preuve d’économie sur les détails est ridicule, compte tenu du prix général de la voiture. N’oublions pas que, dans des temps plus anciens, les constructeurs américains n’utilisaient que de l’acier inoxydable pour toutes les finitions, et le niveau de prix des voitures n’était pas celui d’une Bentayga (par rapport à la moyenne du marché). Serait-ce le poids ? Alors on peut s’étonner qu’un constructeur comme Bentley n’ait pas trouvé de solution alternative qui offre à la fois qualité, solidité et légèreté. Les détails doivent être parfaits, car la perfection n’est pas un détail.

Hormis ce point, la qualité générale du véhicule est en équilibre avec l’image du produit. Résolument à la mode, le SUV a conquis le marché automobile. La Bentley Bentayga reste aujourd’hui un exemple totalement à part, car elle n’a aucun concurrent direct. Mais le futur pourrait bien changer la donne. Nous le saurons dans quelques années, d’ici là, la Bentayga aura bien eu le temps de se positionner sur un marché en pleine croissance.

Emmanuel de Menten
Journaliste WPA